J'ai honte, je vous ai laissés tomber pendant, outch, 1 an et demi… Mais, ça y est, la Cuisine redémarre. Comme moi d'ailleurs : changement de vie et de boulot. J'ai profité d'une opportunité pour quitter la boite qui m'employait depuis foooooort longtemps et m'installe en tant que graphiste-directeur artistique indépendant. Nouveau bureau, check ! Nouvel ordi, check ! Nouveau logo, check ! (vous remarquerez que j'ai capitalisé sur celui de La Cuisine) Nouvelle carte de visite, check ! Nouveau CV, check ! Nouveau book en ligne , check ! Nouveau book papier, heu, pas check :-( Voilà, j'espère que mon futur professionnel sera un chemin pavé de roses primesautières bordés de naïades court vêtues chantant l'odyssée du travail accompli… Hi hi hi
M'enfin, effectivement, comme certains rétorquent sur Twitter, les designers qui se sentent menacés par un tel outil (et par sa piètre qualité grahpique) sont de mauvais designers !
RépondreSupprimerY'a du vrai, mais c'est plutôt sur l'idée qu'un logo ne vaut rien et peut être généré par une machine que je trouve ça dommageable.
RépondreSupprimerDans l'esprit des gens, qui ne se rendent pas compte du travail et de la reflexion qu'il y a derrière une image de marque, il y a dévalorisation du travail de graphisme.
Je me suis rendu compte de l'ignorance (c'est pas une critique, c'est un fait et c'est assez normal) des gens lorsque j'ai fait une présentation en public d'un de mes derniers logo. J'ai expliqué le pourquoi du travail et la sens du résultat (pourquoi telle typo, qu'est-ce que ça racontait etc.) et ben, ils étaient bluffé. C'est la première fois qu'ils avaient un aperçu de la signification d'acteurs graphiques. Et pourtant, c'est des gens de la presse et de l'édition…
Je ne suis pas tout à fais d'accord avec toi Aurels. Ils se sentent menacé non pas parce qu'ils sont mauvais. Mais parce que le client ne pense pas toujours à l'utilité du logo, la qualité, l'interprétation... Mais il pense juste à "esthétique" et "argent" (pour certains). Donc il est possible que de moins en moins de personnes ne fasses pas appel aux professionnels (qu'ils soient bon au moins bon).
RépondreSupprimerCe sont les même qui vont aller faire leur site sur 1&1 avec contenu pré-rempli et leur carte de visite sur vistaprint... ça va plus toucher wilogo & co qui sont des générateurs humains finalement que le freelance ou agence.
RépondreSupprimerEn même temps, c'est assez grisant de s'amuser à faire un logo qui se tiens en moins de 2 minutes... C'est pratique quand on est charrette !
RépondreSupprimerComme dit plus haut, rien ne remplacera l’oeil du graphiste, et si certains se sentent en danger avec du logo à 50 €, c’est qu’ils ont un problème.
RépondreSupprimerMais si une entreprise n’a pas le budget, et bien elle devrait penser à en prévoir pour ! La communication n’est pas quelque chose à considérer à la légère (c’est typiquement français comme attitude). Une entreprise qui, de nos jours, n’a pas conscience des enjeux de la communication est souvent mal préparée sur d’autres points. Un logo est quelque chose qui se budgétise et qui se pense dès le début, c’est pas à vous que je vais l’apprendre.
En attendant, ce type de service ne participe pas à changer l’image que les gens ont du métier et continue d'en colporter une vision erronée. J’ai souvent vu des clients se contenter des pire daubes « faites maisons » (ou par le neveux de la fille du voisin, si vous voyez ce que je veux dire) avant que je ne fasse de la pédagogie et leur explique les tenants et aboutissants d’une bonne communication. Les clients potentiels, aux budgets à trois chiffres concernant la création d’un humble logo, vont très rapidement vers cette solution de facilité pensant que ça sera suffisant. C’est AVANT que nous pouvons les avoir. Une fois qu’ils ont leur logo, même si c’est une daube, c’est difficile de les faire changer d’avis.
C’est comme Creeds : c’est pas un danger directement, après tout, c’est pas le boulot qui manque quand on sait où chercher. Mais un danger pour l’image de la profession et un nivellement par le bas qui s’additionne aux autres tares existantes, ça c’est certains.
Boah, allons, pas besoin de glosser là-dessus.
RépondreSupprimerC'est pas parce qu'il existe des kits pour faire soi-même des sushis, que les gens n'iront plus dans les resto japonais.
Personne n'est dupe. Et cessons de pleurez sur l' "image que ça véhicule de notre métier", comme j'ai pu lire dans les commentaires ... c'est les graphistes eux-mêmes qui l'ont pourrie, cette image, durant ces 20 dernières années, en bossant juste pour le plaisir ou en se laissant sous payer. C'est comme en photo, personne n'a pensé à se regrouper en Ligue ou Association centralisée pour défendre ses droits... et aujourd'hui, c'est chacun sa pomme, la solidarité n'existe plus dans le milieu, et on a des générateurs de logos de merde, et encore des gens pour penser qu'il est là le problème. :-)